MILLER Arthur
Arthur Asher Miller.
Asher est le nom hébreu de l'une des douze tribus d'Israël.
Date de naissance : 17 octobre 1915, à New York.
Date de décès : 10 février 2005, à Roxbury, Connecticut.
Portrait
enfant
jeune homme
adulte
Lieux d'habitation
:
45 West
110th Street, New York.
1350 East
Third Street, Brooklyn.
411 North State Street, Ann
Arbor:
.
122 North
Thayer Street, Ann Arbor.
34 East
74th Street, Manhattan.
18,
Schermerhorn Street à Brooklyn.
62 Montague Street à Brooklyn Heights, avec sa femme et ses deux enfants.
1950-1953 : Willow Street, Brooklyn Heights
(New York City), avec sa femme et ses
deux enfants:
.
Studio au Chelsea Hotel, 222 West 23rd Street, à New York :
Roxbury (Connecticut) en 1956.
Amagansett en 1957.
Hiver 1957 achat d'une
maison, toujours à Roxbury.
Histoire
Ses parents : Isadore et Augusta Miller.
Son père, fabricant de vêtements, fut ruiné par la crise du 24 octobre 1929.
Il fit ses débuts en écrivant une pièce de théâtre alors
qu'il était étudiant à
l'université du Michigan; il y obtiendra un prix en composition dramatique :
.
Recensement de la famille Miller en 1940 :
,
.
En 1940, il se maria avec une étudiante Mary Grace Slattery, rencontrée à l'université du Michigan; ils eurent deux enfants, Jane et Robert :
Mary travaillera ensuite comme correctrice chez Harper's, une maison d'édition à New York.
Il s'affirma comme l'un des meilleurs auteurs dramatiques de son époque, écrivant des pièces réalistes (« The man who had all the luck », « Focus » une pièce sur l'anti-sémitisme), et devint célèbre avec « All my sons » (1947), couronnée meilleure pièce de l'année par le New York Drama Critic's Circle, puis avec « Death of a salesman » (1948) qui obtint le prix Pulitzer en 1949.
Avec Tennessee Williams et Eugene O'Neill, il était considéré comme l'un des plus talentueux dramaturge américain.
Bien qu'engagé dans la défense de certaines thèses sociales, il faisait du sport, aimait vivre au grand air, jardiner et travailler le bois plutôt que de passer des heures à parler de théorie esthétique.
Il fut réformé au moment de la Seconde Guerre Mondiale, en raison d'une blessure.
En 1947, le FBI, surveillant Miller depuis 1944, trouva éminemment suspecte sa participation à un séminaire hebdomadaire organisé par la vénérable maison d'édition Simon Shuster où les écrivains se réunissaient pour essayer de contre-attaquer la propagande ultraconservatrice diffusée par les médias. En fait Miller assista seulement à deux ou trois réunions d'auteurs communistes.
Quant à son oeuvre théâtrale, elle n'était pas faite non plus pour rassurer le FBI. Son premier succès à Broadway « All my sons » (1947) racontait l'histoire d'un fabricant de moteurs qui vendait à dessein des pièces défectueuses à l'US Air Force, pièce dénoncée comme s'inscrivant dans la ligne de propagande du parti par le FBI.
En 1948 un pamphlet intitulé "Contre-attaque", qualifiait Miller de communiste et simultanément, le FBI condamnait son soutien au nouvel Etat d'Israël.
La preuve la plus probable de l'adhésion de Miller au Parti
Communiste, fut la Cultural and
Scientific Conference for World Peace, à laquelle il assista le 25 mars 1949 à New York au Waldorf Astoria:
.
Parmi les parrains, il y avait Albert Einstein et Eleanor Roosevelt. Parmi les participants, on trouvait des scientifiques, des enseignants, des compositeurs et des écrivains.
En 1949, il écrivit une nouvelle pièce, « The hook », dont la première épreuve fut terminée en mai 1949.
La participation d'Elia Kazan à une pièce, garantissait la production de celle-ci; Kazan avait un contrat non exclusif de six films avec les studios de la Twentieth Century Fox : il pouvait donc mettre en scène la pièce ou le film qu'il souhaitait. On lui avait proposé la pièce de Tennessee Williams « The rose tattoo » mais il préféra « The hook » et décida de le réaliser avec un grand studio.
Miller et Elia Kazan arrivèrent à Los Angeles en janvier 1951, et le 16 janvier ils eurent rendez-vous avec Charles Feldman, qui produisait le dernier film de Kazan, « A streetcar named Desire ».
Il y a plusieurs versions sur la rencontre d'Arthur avec Marilyn. Mais le seul témoin de leur rencontre fut Elia Kazan.
Abe Lastfogel de la William
Morris Agency et agent de Kazan, accompagna Kazan et Miller à un
rendez-vous avec Darryl
Zanuck, le directeur des studios. Celui-ci avait déjà lu « The
hook » et l'avait refusé. Lastfogel tenta alors sa chance à la Warner,
le studio qui distribuait « A streetcar named Desire ».
Tant qu'ils étaient à la Fox, Kazan en profita pour voir Harmon Jones, réalisateur de son précédent film, qui tournait alors « As young as you feel » (1951).
C'est à cette occasion qu'ils rencontrèrent Marilyn qui avait un petit rôle dans le film.
Charles Feldman décida d'organiser une party en l'honneur d'Arthur, le 26 janvier 1951.
Marilyn fut invitée à cette soirée en tant petite amie de Kazan.
A cette époque Arthur venait de commencer une psychanalyse avec Rudolf Loewenstein (cf. Marianne Kris).
Le lendemain, Miller, Kazan et Marilyn rencontrèrent Harry Cohn, patron de la Columbia, pour lui proposer une pièce écrite par Miller et que Kazan voulait réaliser sous le titre « Un homme doit mourir ». Le scénario racontait l'histoire de dockers de Brooklyn luttant contre une bande d'escrocs qui les exploitent; ce script fut abandonné après des protestations formulées par les syndicats, accusant l'intrigue de développer des sentiments anti-américains.
Lors de leur première rencontre, elle était une starlette dont la carrière n'avait pas encore commencée; lui avait 35 ans et était de dix ans son aîné.
Ils se trouvèrent séparés pendant cinq ans avant de se retrouver.
Miller retourna à New York; Marilyn fit encadrer sa photo et la mit dans son appartement. Elle lui écrivit, évoquant l'absence dans sa vie d'un homme à admirer, faisant figure de père. Miller lui conseilla d'admirer par exemple Abraham Lincoln et d'acheter la biographie écrite par Carl Sandburg. Elle acheta le livre sur le champ, ainsi qu'un portrait encadré de Lincoln, qu'elle conserva toujours précieusement.
En 1952, Miller se rendit à Salem dans le Massachusetts, pour faire des recherches en vue de sa nouvelle pièce. Il voulait écrire quelque chose sur l'hystérie qu'il y avait contre les Communistes. Il étudia « The devil in Massachusetts » de Marion Starkey et vit un parallèle entre le procès des sorcières de Salem en 1692 et la chasse aux communistes telle qu'elle se déroulait aux Etats-Unis.
Miller prépara à Broadway sa nouvelle pièce, « The
crucible » (« Les sorcières de Salem »). C'était sa première
pièce originale depuis « Death of a salesman ». Miller avait remplacé
Elia Kazan par Jed Harris,
qui mit la pièce en scène:
.
Condamnation de la Commission des activités anti-américaines et du sénateur McCarthy, « Les sorcières de Salem » étaient une pièce courageuse et d'actualité sur le plan politique. Mais à Broadway, la pièce fut un échec tant critique que commercial.
Marilyn partit vivre à New York en 1955 mais on sait peu de choses sur leur relation entre 1951 et 1955.
En 1954, Miller soupçonna pour la première fois ce qui l'attendra quelques années après : on lui refusa un passeport pour qu'il se rende en Belgique pour aller assister à la première des « Sorcières de Salem ».
Début 1955 : après l'arrivée de Marilyn à New York, ils se retrouvèrent.
Les biographes ne sont pas d'accord sur les noms des intermédiaires; on cite quelquefois Norman et Hedda Rosten, des amis communs; d'autres fois Paula Strasberg.
Arthur et Norman Rosten avaient étudié ensemble à l'université du Michigan, et leurs femmes respectives, Hedda et Mary, y avaient partagé une chambre.
A l'époque où il retrouva Marilyn, il écrivait « A view from the bridge ».
En août 1955, les répétitions de « A view from the bridge » commencèrent à New York.
Fin août il partit en tournée avec « A view from the bridge », et l'autre pièce en un acte qui l'accompagnait, « Souvenir de deux lundis ».
Le 22 août eut lieu la première représentation au théâtre d'été de Falmouth, dans le Massachusetts.
Long Island, été 1955
Le 29 septembre 1955 Marilyn assista à la première de la pièce, « A view from the bridge », au Coronet Theater, à New York. C'est ce soir là qu'elle rencontra pour la première fois les parents d'Arthur.
Les biographes sont unanimes sur l'existence de difficultés dans le couple Mary Grace-Arthur, au moment où il tomba amoureux de Marilyn.
Mary découvrit l'aventure de son mari avec Marilyn. Elle le mit à la porte de chez eux, peu après le 17 octobre 1955 (date des 40 ans d'Arthur). Il s'installa provisoirement au Chelsea Hotel (23ème rue Ouest). Bien que son aventure avec Marilyn soit officiellement secrète, Marilyn et Arthur se montraient de plus en plus ensemble en présence d'amis, surtout avec les Rosten.
En janvier 1956, il annonça son divorce avec Mary Grace Slattery.
Arthur et Marilyn passèrent les deux premiers mois de cette année à New York, flânant dans les rues de Brooklyn Heights ; leur ami le photographe Sam Shaw les prit en photo.
Miller lui fit visiter les endroits fréquentés par les artistes et les écrivains célèbres en lui racontant des anecdotes sur son enfance.
Miller entrait dans une phase difficile de sa carrière d'auteur dramatique, alors que Marilyn s'apprêtait à faire un retour fracassant à l'écran. Une situation malaisée qui avait des points communs avec ce qu'elle avait vécu avec Joe DiMaggio. De plus, à l'instigation de certains journalistes et avec la bénédiction du gouvernement, certains groupes de pression ultraconservateurs s'apprêtaient à porter leurs plus mauvais coups à Miller qui comptait plusieurs ennemis parmi les écrivains de droite.
Quand Marilyn retourna sur la côte ouest début 1956 pour le tournage de « Bus stop », Miller l'appelait tous les jours.
Quand elle parlait de lui elle disait « Mr A. »; pendant leur liaison elle l'appelait « Daddy », « Papa » ou « Pa », ou encore « Art », « Poppy » et « Arturo »; Miller l'appelait « Penny Dreadful » (roman à quatre sous), « Sugar Finney » et « Gramercy 5 ».
En avril 1956, Miller partit à Reno, Nevada pour y résider pendant les deux mois légaux afin d'obtenir le divorce d'avec Mary Grace Slattery.
Il vécut alors au Guest Ranch à Pyramid Lake.
Marilyn fut hospitalisée au St Vincent Hospital de Los Angeles, pour une maladie virale, contractée pendant le tournage de « Bus stop ».
Malgré son assignation à résidence, Miller prit le risque d'aller régulièrement à Los Angeles pour la voir. Ils se téléphonaient tout le temps.
Le 25 mai 1956, il
écrivit une lettre à Marilyn:
.
Il devait comparaître le 2 juin 1956 devant la Commission sur les activités anti-américaines.
Le 11 juin 1956, le lendemain de son divorce, Arthur était de retour à New York :
La première annonce du mariage fut faite par Miller devant
la Commission sur
les activités anti-américaines le 21
juin 1956 : quand on lui demanda pourquoi il avait demandé un passeport,
il répondit qu'il projetait d'aller en Angleterre pour accompagner la femme qui
serait alors son épouse.
De nombreux commentateurs ont affirmé que le soutien de
Marilyn à Miller le sauva d'investigations plus approfondies de la part de la
Commission dans ses activités politiques, dont la réalité de son adhésion au
parti communiste. Il était sous surveillance depuis qu'il était étudiant, le FBI ayant réuni un
important dossier à son sujet et suivant toutes ses activités.
En raison de sa liaison avec Miller, dont l'oeuvre avait été
condamnée par le FBI pour "dénigrement du mode de vie américain",
Marilyn eut également un dossier.
Pendant le procès, elle prit l'avion pour Washington afin de tenir compagnie à Miller; ils habitèrent chez les Rauh,
Marilyn déclara publiquement son amour pour lui et sa foi en son innocence, malgré la venue à New York de Spyros Skouras, l'un des patrons de la Fox, qui tenta de faire pression pour qu'elle persuade Miller de donner le nom des suspects à la Commission. Elle fit passer ses convictions avant sa carrière et ignora les menaces que Skouras fit peser sur elle.
Le 22 juin 1956, ils annoncèrent officiellement leur mariage à la presse.
Photos
dans le hall de l'immeuble
avec les journalistes
Arthur et Marilyn
Visite aux parents de Miller
Le 24 juin 1956 : départ pour Roxbury
Le 25
juin 1956, apparition à la presse (
) avant le
dîner chez le cousin d'Arthur, Morton
Miller
Le 29 juin 1956, ils tinrent une conférence de presse où ils annoncèrent leur mariage imminent.
conférence de presse
avec Milton Greene
,
,
,
,
,
La cérémonie civile eut lieu discrètement au Palais de Justice de White Plains (comté de Westchester, Etat de
Elle fut célébrée par le juge Seymour Rabinowitz; elle débuta à 19h20 et dura quatre minutes.
Les invités qui y assistèrent furent Milton Greene, Lee et Paula Strasberg, John Moore, et du côté d'Arthur Miller, son cousin Morton Miller avec sa femme Florence :
Marilyn fut profondément affectée par la mort de la journaliste Mara Scherbatoff dans un accident de voiture, alors qu'elle suivait Arthur et Marilyn sur les routes de campagne, roulant en direction de leur maison dans le Connecticut. Marilyn considéra cet événement comme un mauvais présage.
Le dimanche 1er juillet, Marilyn se convertit au judaïsme (le 22ème Tamouz 5716 du calendrier juif).
Son certificat de conversion
fut signé par Milton Greene, Arthur Miller et le rabbin Goldberg:
.
Puis la cérémonie religieuse fut célébrée par le rabbin
Robert Goldberg dans la maison de l'agent de Miller, Kay Brown, près de Katonah (Etat
de New York):
;
.
Ce fut Amy Greene qui aida Marilyn à s'habiller et à se maquiller; sa robe de mousseline beige fut dessinée par John Moore et Norman Norell.
Lee Strasberg conduisit Marilyn sous le dais nuptial.
Ses demoiselles d'honneur étaient Amy Greene, Hedda Rosten et Judy Kantor.
Cérémonie
Fête
à table
pièce montée
-
;
;
;
;
;
cocktail
En juillet, Arthur Miller obtint un passeport pour accompagner Marilyn en Angleterre, où elle devait tourner son prochain film « The prince and the showgirl ».
13 juillet 1956, départ New York
en bas de leur appartement
à Idlewild Airport
embarquement
14 juillet 1956, arrivée à Londres
Conférence de presse à l'aéroport
arrivée
assis
avec Laurence Olivier et Vivien Leigh
Miller devait assister à la première de sa pièce « A view from the bridge », et Marilyn devait commencer le tournage de « The prince and the showgirl » avec Laurence Olivier. Ils s'installèrent dans la propriété d’Englefield Green, à Egham, non loin de Londres.
A Englefield Green
Le jour de leur arrivée
seuls
Le 15 juillet 1956
Conférence de presse du 15 juillet 1956, au London Savoy Hotel
Conférence de presse du 16 juillet 1956, au London Savoy Hotel
A Englefield Green
A vélo
Autre
Le 24 juillet 1956, l'écrivain Terence Rattigan donna une soirée pour le lancement de « The prince and the showgirl », à laquelle Marilyn et Arthur Miller arrivèrent en habits edwardiens.
Ils assistèrent à la première de « South sea bubble », pièce jouée par Vivien Leigh au Lyric Theater de Londres :
Ils assistèrent aussi à la représentation de « Caucasian chalk circle » de Bertold Brecht :
Les premières difficultés apparurent dans le couple quand Marilyn découvrit le journal intime de Miller. Elle apprit ainsi que Miller avait des doutes sur leur union qu'il ressentait comme un fardeau et dont il craignait qu'elle ne compromît sa propre créativité.
En Angleterre il fut pris dans l'orbite de Marilyn; ses problèmes (mauvaises relations avec Laurence Olivier dont elle pensait qu'il la méprisait autant comme personne que comme actrice, puis des difficultés avec son associé Milton Greene) l'empêchaient de se consacrer à son oeuvre.
Photos pendant le tournage :
Le 30 août 1956, Arthur repartit aux Etats-Unis, pour rendre visite à ses enfants; Marilyn l'accompagna à l'aéroport :
Le 9 septembre 1956, quoique fussent les doutes de Marilyn sur son mariage, elle défendit publiquement Arthur lorsque Lord Chamberlain voulut faire interdire « A view from the bridge » pour son allusion à l’homosexualité. Scandalisée par la censure, Marilyn fut une des premières à rejoindre le New Watergate Theater Club, une association qui protestait contre toute forme d’ingérence dans les arts :
Le 12 octobre 1956, à la première de « A view from the bridge » au Comedy Theatre, Marilyn vola la vedette aux auteurs et aux acteurs.
Arrivée
Au théâtre
Avec les acteurs

.
Puis, avec d’autres personnalités, elle fut présentée à la reine Elizabeth.
19 novembre 1956
22 novembre 1956, départ de Londres
escale à Shannon, Irlande
arrivée New York
Le 18 décembre 1956, ils assistèrent à la première de « Baby doll » au Victoria Theater de Broadway.
Au théâtre
Au Waldorf Astoria
danse
à table
interview radio
Du 3 au 19 janvier 1957 ils partirent en lune de miel en Jamaïque. Ils restèrent dans une villa appartenant à lady Pamela Bird, à Moon Point.
Départ de New York
Arrivée en Jamaïque
Séjour
Arrivée New York
Au retour ils emménagèrent dans un appartement, situé 444 East 57th Street, non loin de l'adresse de Marilyn avant son départ pour Londres.
Ils passèrent les trois années suivantes entre leur appartement new-yorkais et leur maison de Roxbury, dans le Connecticut.
Arrivée Roxbury
Photos extérieur
Photos intérieur
Robe blanche
Robe bleue
Haut blanc
Pendant les travaux de rénovation effectués à Roxbury, ils emménagèrent dans une maison louée à Amagansett, sur Long Island.
A Hampton Beach (Long Island)
.
Le 11 avril 1957, soirée pour le 200ème anniversaire de la naissance de Lafayette, au Waldorf-Astoria:
assis
danse
Marilyn
Le 13 mai 1957, départ pour Washington où Miller fut convoqué devant la Commission des activités anti-américaines :
Départ de la gare de Washington :
Battery Park
Promenade à pied
Promenade en voiture
Queensboro bridge
Le 13 juin 1957, première de « The prince and the
showgirl » au
Radio City Music Hall de New York.
arrivée
dîner
danse
Lettre d'Inez Melson du 24 juin 1957 :
.
Pendant l'été 1957, à Amagansett, Marilyn fit une grossesse extra-utérine et fut transférée au Doctors Hospital de New York
Arrivée à l’hôpital, le 1er août 1957 :
Sortie de l'hôpital, le 10 août 1957 :
Dans l'ambulance :
Le 18 novembre 1957, ils assistèrent à la première de « Conversation Piece », une pièce où jouait Joan Copeland la soeur d'Arthur :
En 1958, les problèmes du couple devinrent évidents pour tous : Marilyn entrait parfois dans de terribles colères en public, ce qui provoquait la fuite de Miller. Norman Rosten raconta que Miller, dans un état lamentable, se réfugiait dans son bureau. Lena Pepitone déclara qu'ils vivaient pratiquement chacun de leur côté; ils se rencontraient le moins possible, et Miller passait le plus clair de son temps à travailler. Elle suivait ses cours avec Lee Strasberg et rencontrait quotidiennement son psychanalyste.
29 avril 1958, dans leur appartement de New York, avec le producteur Kermit Bloomgarden :
Le 21 mai 1958, Arthur Miller reçut la médaille d'or de l'American Academy and National Institute of Arts and Letters, pendant la cérémonie annuelle qui eut lieu à l'Academy Auditorium :
Arthur l'accompagna à l'aéroport le 7 juillet 1958; elle partit seule à Los Angeles, pour le tournage de « Some like it hot » :
Quand il la rejoignit sur le tournage de « Some like it hot » (1958), la tension était à son comble.
Tournage
peignoir
,
,
,
,
,
,
;
,
,
,
;
robe noire
robe paillettes
robe plumetis
Projection :
Pendant le tournage Marilyn fut une nouvelle fois enceinte, mais fit une fausse couche au bout de trois mois. Elle en fut profondément affectée.
A l’automne 1958, Marilyn
fit une séance photo avec Richard Avedon pour le magazine Life du 22 décembre 1958; Arthur écrira un article qui
accompagnera les photos :
Novembre 1958, retour à New York :
Photo New York, 1958
10 février 1959, représentation de "Macbeth" au New York Metropolitan Opera :
Le 5 février 1959, avant-première new-yorkaise de « Some like it hot » :
Ils rencontrèrent avec Karen Blixen chez l’écrivain Carson McCullers :
Le 26 février 1959, chez le Consul de France où Marilyn reçut l'étoile de cristal :
Le 29 mars 1959, ils assistèrent à la première de « Some like it hot », au Lowe’s Capitol Theater de New York.
dans la voiture
arrivée
dans le théâtre
.
Du 22 au 26 juin 1959, Marilyn fut hospitalisée au Lenox Hill Hospital, pour une opération de l'endomètre.
Sortie :
De son côté Arthur était aux prises avec des problèmes de création et traversait, après dix ans de succès, une période difficile. Il travaillait au scénario de « The misfits », un film que lui avait suggéré le photographe Sam Shaw et qu'il écrivait pour Marilyn. Il mit deux ans à mettre le script au point.
Juillet 1959, ils quittent l'Actors Studio
Le 15 août 1959 les Miller assistèrent à une représentation de « Macbeth » au Boston arts Center Theater de
Le 27 septembre 1959, ils assistent à la cérémonie de l'AFHU (American Friends of the Hebrew University : "Les amis américains de l'université hébraïque") au Bellevue Stratford Hotel de Philadelphie :
Le 2 novembre 1959, les époux Miller arrivèrent à Los Angeles où Marilyn devait tourner « Let's make love ».
Le 16 janvier 1960,
conférence de presse pour le début du tournage de « Let's make love ».
Arrivée
Avec Marilyn
Avec Yves Montand
Avec Yves Montand et Simone Signoret
Avec Dorothy Kilgallen
Avec Milton Berle
Avec Buddy Adler
Dîner
Marilyn commença le tournage de « Let's
make love » avec Yves Montand. Miller quittait souvent les
Etats-Unis pour aller rejoindre John Huston,
futur réalisateur de « The misfits », en Irlande:
.
En mars 1960 on le rappela à Los Angeles pour qu'il intervienne sur le scénario de "Let's make love".
Tournage :
Dans le dressing-room de la Fox :
Au Beverly Hills Hotel :
Au même moment le syndicat des écrivains se mit en grève.
Dans son livre Donald Spoto situe le moment où
Marilyn prit conscience de l'échec de son mariage, au moment du tournage de « Let's make love ».
Miller en donne une autre interprétation. Dans son
autobiographie il déclare qu'il avait alors pratiquement abandonné son propre
travail pour lui démontrer qu'ils pouvaient vivre ensemble, qu'il était là pour
l'aider et que sa présence sur le tournage de « Let's
make love » lui était exclusivement destinée.
Elle était très contrariée car Miller ayant renoncé à ses idéaux politiques, la décevait. Il avait de son côté, maints sujets de mécontentements, dont le moindre n'était pas la liaison entre Marilyn et Montand. La tension qui régna sur le tournage fut une épreuve pour tous les deux :
Le tournage de « The
misfits »
signa l'arrêt de mort du couple. Ils prirent des chambres
séparées. Il avait été
considérablement éprouvé et commençait
à douter de ses
talents d'écrivain. Tous les soirs il écrivait les
dialogues pour le lendemain.
Il n'arrivait pas à se décider sur la fin du film, ni sur
le choix du cow-boy
qui devait gagner l'amour de Marilyn.
Arrivée à Reno, le 20 juillet 1960
à l’aéroport
dans la voiture
Tournage
avec Frank Taylor
avec équipe
avec John Huston
avec Marilyn
casino
chemisier blanc
Mapes Hotel
ensemble blanc
peignoir
robe cerises
robe noire
veste en jean
avec Montgomery Clift
photos publicitaires
seul
Le 5 septembre 1960, Marilyn fut de retour à Reno après son hospitalisation.
Départ Los Angeles
Arrivée Reno
A la fin du tournage ils quittèrent les studios dans des voitures séparées.
Fin octobre 1960 elle annonça qu'elle avait demandé à Miller de quitter leur bungalow du Beverly Hills Hotel.
Le 11 novembre 1960, l'annonce du divorce fut rendue publique. Elle vivait dans l'appartement 444 East 57th Street, lui habitait au Chelsea Hotel.
Après le divorce il devait garder la maison de Roxbury :
.
Le 20 janvier 1961 elle obtint à Juarez, au Mexique, le divorce pour incompatibilité d'humeur, du juge Miguel Gomez Guerra.
Elle avait choisi ce jour là, car c'était le jour de l'investiture du président Kennedy, et cela occupait toute la presse.
Miller fut affecté par la dépression de Marilyn qui fit suite à leur séparation. Il aurait pensé lui rendre visite à l'hôpital pour l'aider, mais des amis l'en auraient dissuadé, arguant qu'il ne pouvait plus rien pour elle.
Après la mort de Marilyn, il se sentit coupable d'avoir hâté son suicide en la quittant. Pour apaiser son angoisse il écrivit « After the fall » (1964) une pièce dont le personnage principal, Maggie, était inspiré de Marilyn.
Malgré le peu d'enthousiasme que l'oeuvre souleva à sa sortie et le problème éthique qu'elle pose (dévoiler en public la personnalité de son ex-femme), la pièce témoigne de la perspicacité de Miller en ce qui concerne Marilyn.
De nombreux commentateurs ont fait remarquer que « The misfits » et « After the fall » décrivent parfaitement les deux facettes de Marilyn : son côté lumineux et plein de vie, et son côté sombre et désespéré.
Elle était restée avec lui plus longtemps qu'avec n'importe
qui; il fut souvent critiqué pour l'avoir laissée dans ses angoisses et dans sa
dépendance aux médicaments. Mais son dévouement pendant les années difficiles
ne peut être mis en doute.
En 1960, sur la 5ème Avenue, à New York, Miller croisa Inge Morath, la photographe qu'il avait rencontrée lors du tournage de « The misfits », alors qu'elle faisait partie de l'équipe de l'agence Magnum, qui couvrait le tournage.
Arthur ne la reconnut pas mais il appela les Taylor pour demander qui elle était, disant qu'il se souvenait de son visage mais pas de son nom.
En avril 1960, Miller s'occupa de la production au cinéma de sa pièce « A view from the bridge », pour laquelle Norman Rosten s'occupait du script.
Le 17 février 1962 il se remaria avec Inge Morath. La cérémonie eut lieu à New Milford dans le Connecticut.
Ils rentraient d'un voyage en Europe et
Inge était enceinte de deux mois :
,
.
Puis ils repartirent en Europe (
) et rentrèrent aux
Etats-Unis le 10 avril 1962.
Le 15 septembre 1962 naissance de leur fille, Rebecca.
Ils vécurent ensemble jusqu'à la mort d'Inge.
Il continua à écrire des pièces et des scénarios.
Avec sa soeur Joan, en 1962 :
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Avec Inge Morath
Avec Elia Kazan
Avec Pablo Neruda
A l'automne 1963, Inge donna naissance à Daniel, un garçon atteint du Down Syndrome. Daniel passera le reste de sa vie dans une maison pour enfants ayant un retard mental. Inge lui rendra visite presque chaque semaine, alors qu'Arthur ne viendra que très peu; il ne reconnaîtra ni ne mentionnera son fils en public. D'ailleurs aucune des biographies officielles ou professionnelles ne mentionnent la naissance de Daniel.
En 1965, avec Luchino Visconti qui produisit la pièce de Miller « After the fall » à Paris :
En 1966 Miller se joignit à l'action du Committee of Conscience against Apartheid en retirant ses comptes de la Chase Manhattan et First National City Bank en protestation au soutien des banques à l'économie de l'Afrique du Sud.
Il accepta aussi la présidence de PEN International, une association d'écrivains qui comptait quelques 8 000 membres à travers le monde, bien qu'aucun ne vienne de pays restreignant la liberté artistique comme le bloc soviétique, les dictatures d'Amérique latine et l'apartheid en Afrique :
Le problème de la libre expression devint la cause principale à défendre dans l'administration de Miller de 1965 à 1969, et il aida à assurer la libération de Arrabal, l'écrivain franco-espagnol, des prisons de Franco.
Avec Inge ils commencèrent à voyager dans l'est, de
Hong-Kong au Japon, Thaïlande, Cambodge et Union soviétique:
. Après leur
voyage, ils ont collaboré à un livre de photographies et d'essais intitulé «
In Russia ».
En avril 1967, il signa et contribua au financement d'une pleine page publicitaire qui devait être publiée dans le Times de Londres pour protester contre la position américaine au Vietnam. Sa signature compléta celles de Mike Nichols, Marlon Brando, Joseph Heller, Allen Ginsburg, William L.Shirer et Benjamin Spock :
En août 1968 Miller gagna l'élection de Roxbury en tant que délégué de la convention du Parti Démocrate:
En 1972, avec l'écrivain allemand Heinrich Böll à Cologne :
1990 : il fêta son 75ème anniversaire avec sa femme et ses filles :
.
Le 30 octobre 1995 la PEN American Center lui rendit hommage au Town Hall de New York. L'occasion était son 80ème anniversaire, deux semaines auparavant. Une sélection de ses pièces fut jouée. Un dîner s'en suivit chez Sardi's, le repère du théâtre new-yorkais
Une version télévisée de « The crucible » fut dirigée par le réalisateur Nicholas Hytner en 1995. Robert Miller, son fils, co-produisit le film. Robert avait été assistant producteur sur « Midnight cowboy » et « The producers ». Il a depuis mis en scène des publicités pour la télévision.
Lorsque le studio accepta qu'Arthur écrive le scénario, le projet devint une affaire de famille. Rebecca Miller devint la photographe du tournage (elle avait aussi jouée de petits rôles dans « Regarding Henry » et « Mrs Parker and the vicious circle »). Durant le tournage à Essex, Massachusetts, Rebecca rencontra son futur mari, l'acteur Daniel Day Lewis, qui jouait le rôle principal aux côtés de Winona Ryder.
Ce film fut comme une sorte de thérapie familiale. Arthur et Robert n'avaient pas eu de contacts depuis de nombreuses années. Arthur n'avait pas tellement eu l'expérience de son fils en tant qu'adulte. Ils avaient tous deux besoin de quelque chose qui les lie plus et le film fut l'événement qui les rapprocha.
Les critiques du film furent bonnes et il fut même nominé pour le scénario au Academy Award.
Inge mourut le 30 janvier 2002.
Il décède le 10 février 2005 à Roxbury, d’une insuffisance cardiaque.
Autres photos (merci de me transmettre si vous avez des informations sur ces photos):
Bibliographie
« After the
fall ». New York :
Viking, 1964.
« Everybody
wins », New York, Grove.1990.
« My wife Marilyn », par Arthur Miller, paru dans Life, 22
décembre 1958.
« The misfits », Arthur Miller, Edition Le Livre de poche, 1972.
« Au fil du temps » Arthur Miller, Paris, Grasset, 1988; LGF, collection livres de poche, 1989.
« Timebends
». New York : Grove.
1987.
« Théâtre », Arthur Miller, Paris, Laffont, 1995.
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